dimanche 24 mars 2013

Vanité

                Narcisse. Ta vanité est telle que jamais tu ne te donnes la peine de nous adresser la moindre parole. Qui es tu donc pour parler à ces êtres (sont ce des êtres d'abord?) issus de la fange la plus abjecte qui soit. Tu n'admets notre présence uniquement pour te sentir être (et quel être?)
Tu te complais de notre présence pour ensuite vomir le contact que tu as eu avec nous mais dont tu as viscéralement besoin pour exister.

 
                Il est vrai que tu es un être lumineux, incandescent, iridescent même. Un être approchant l'Absolu et l'Infini, au plus proche des Divinités de la Rome Antique.
                Mais cesse donc. Ta nature profonde est Terrestre, ton essence n'est pas si différente de la nôtre. Tu es né dans la fange et comme nous tu respires cette abomination qui t'étouffe et te broie. Te contempler sans cesse à travers une source mensongèrement limpide ne te conduit à rien. Quitte tes Illusions de puissance, tes Idylles fantasmagoriques et marche dans l'ignoble boue à nos côtés.

2 commentaires:

  1. Que de bien belles images. Dame nature est généreuse à qui sait trouver, voir, apprécier.... Merci pour le partage et les beaux textes si bien écrits. Petite note en ce mois de mai qui fleure bon le muguet. Il existait naguère une prairie cachée, non loin de Mérindol en cœur de Luberon, où de jolies clochettes dansaient au grès du vent. Peut-être qu'une mutine fée y avait déposé sa grâce lors son passage. D'où les brins de muguet en ce lieu insolite... Ainsi vont les légendes déposées en quelques tenus brins d'herbes.

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    1. Merci beaucoup pour les compliments.
      Je connaissais un beau jardin à Caumont où les clochettes carillonnaient gaiement...

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