dimanche 8 septembre 2013

Un cadeau délicat. Par un Ami très cher.


Tout refleurira avec du temps.

             Le temps d'un sourire, le temps d'un souvenir,
             Virevoltent les nuages au dessus d'une enfant trop sage.
             Le temps défait les enfants, trop tôt contraints,              mécréants.
             Enfant chagrin, enfant troublant grandissant,
             Oublie les pantins, oublie les éléphants volants...



             L'Enfant éperdument se raccroche aux branches
             Des sourires qu'on lui tend insouciants,
             Et tombe! et tombe l'Enfant,
             Plein de bleus, inconscient,
             Evaporés les sourires, bienvenus les soupirs,
             Les grimaces se font coriaces, aucune trace de devenir...


             C'est le temps du chagrin, du beau chagrin de Septembre.
             Des escargots à carapace blindée,
             Une enceinte de barbelés autour d'un cœur diamant calciné.
             Infortunée, tu te retranches pour ne plus saisir aucune branche...

             Ne saisis plus les roseaux! trop minces et oh combien cassants!
             Qui des échardes plein les mains te laissant,
             Pour trop longtemps encore te laisseraient languissante!

             Tend les bras vers les colorés cerfs-volants!
             Ceux en partance vers les pays d'Orient,
             Ciels rubis écarlates et tigres feulants!
             Puissent-ils te conduire vers un éternel Soleil levant
             Où peut-être volent toujours les éléphants?